Manifeste
Mon lapin en sucre,
Pendant longtemps, j’ai pensé que ce que je faisais, c’était à l’opposé du militantisme.
Dans ma tête, militer, c’était descendre dans la rue avec une pancarte et un mégaphone.
Et je n’ai pas créé La Cohorte pour porter des revendications, ni pour défendre une idéologie.
Pourtant, avec le temps, j’ai pris conscience d’une chose : soutenir les entrepreneurs indépendants, leur donner de la place, de l’attention, du recul — ce n’est pas neutre.
Derrière ce que je fais, derrière La Cohorte, il y a un engagement.
Pas un engagement de slogans et de manifs.
Mais un engagement bien réel.
Voici ce qui me pousse, aujourd’hui, à me tenir aux côtés des indépendants.
– Parce que nous sommes des entrepreneurs
Nous créons, nous développons, nous portons des projets économiques.
Le freelancing n’est ni un hobby ni du sous-entrepreneuriat : c’est une forme d’entrepreneuriat à part entière.
– Parce que nous contribuons à faire avancer la société.
Par notre travail, nous faisons circuler des idées, des compétences, des solutions.
– Parce que nous prenons des risques
Comme n’importe quel entrepreneur, nous investissons du temps, de l’énergie, parfois de l’argent — sans toujours bénéficier des mêmes filets de sécurité.
– Parce que nous restons peu visibles et mal représentés.
Dans les politiques publiques comme dans les médias, l’entrepreneuriat indépendant est encore trop souvent relégué au second plan.
– Parce que, malgré notre rôle économique et social, nous sommes peu soutenus
Les dispositifs, les récits dominants et les cadres existants sont rarement pensés pour celles et ceux qui entreprennent seuls.


